top of page

Réver dans le réel

il y a 11 minutes
2 min de lecture

Dans ma vie je partais pour les mathématiques, puis j'ai été artiste, peintre, photographe, réalisatrice. Puis avec mon chéri j'ai plonge de la pub vers la naturo, on a monté un magasin à La Rochelle, dans ce magasin on a fait se cotoyer la santé naturelle et le tatouage, on est partis à la campagne, j'ai voulu assumer le tarot officiellement...

Quoi de commun à tous ces revirements qui font que oui sur un CV cest bien pourri mais génial à vivre?

Chaque fois c'était un rêve. Et chaque fois on m'a dit tu n'as aucune chance ca ne marchera jamais. Alors certains ont fait ploc, comme le magasin en plein covid. Mais d'autres ont fleuri, et tous m'ont amené vers une nouvelle exploration du monde. Au final je n'en regrette aucun. j'aime toutes ces facettes.

Alors pourquoi je parle de ca ?

Eh bien chaque fois j'ai tenu bon.

On te dit ecoute tes rêves. Rêve grand.

Mais as tu remarqué quand tu reves grand; comment ton reve vient cogner contre la réalité ?

Je ne parle pas même pas de la mise en œuvre. Juste exprimer ton rêve.

Parfois les personnes qui semblent te soutenir sont les premières à te dire: ça ne marchera jamais, ne perds pas ton temps, pense à ce que ça va te coûter. Pourtant, toi, tu vois bien là où tu veux arriver. Tu le vois si clairement que tu es déjà, d’une certaine manière, en chemin. L’autre ne t’empêche pas d’avancer. Il instille le doute là où tu avais une direction et un élan. Il ramène ton idée à ses propres limites, à ses propres échecs, à ce qu’il croit possible ou raisonnable. Parce que lui, quand il a essayé, ça n’a pas marché. Ou alors il n'a simplement pas osé. Alors il t’explique que ça ne marchera pas pour toi non plus. Parfois, il ne cherche même pas à te nuire. Il veut te protéger. Il appelle ça l’empathie, la prudence, le réalisme. Il veut t’éviter une déception, une perte de temps, un échec. Mais à force de vouloir te préserver de ce qui pourrait mal tourner, il finit par te détourner de ce qui pourrait advenir. Et cette empathie-là pèse lourd. Elle te demande de renoncer avant même d’avoir essayé, de considérer l’échec comme une certitude et les limites de l’autre comme les tiennes.

Or, son expérience lui appartient. Ses peurs aussi. Tu n’as pas à les porter à sa place. Tu n’as pas à convaincre ceux qui ne voient pas. Tu n’as pas à réduire ton idée pour qu’elle entre dans les limites de leur expérience.

Par contre tu as la nécessité de percevoir le réel et en quoi il s'éleve naturellement contre toi. Comment vas tu faire ton chemin au creux de ses fissures, ou comment vas tu te transformer en brume pour passer au travers.

Ton rêve il va falloir le faire descendre dans la matiere comme de la musique dans du goudron. Alors garde bien les pieds sur terre, l'esprit clair, le cœur hameçonné à un point dans un futur où tu as réussi.

Et surtout ne laisse pas les échecs des autres devenir des barrages sur ton chemin.


Commentaires


bottom of page