L'Essentiel...
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Parfois, la vie sensible prend le pas sur la vie de matière.
L'essentiel n'est pas seulement invisible pour les yeux. C'est un véritable monde, avec ses détours, ses forêts, ses tempêtes et ses puits sans fond. On y chemine, on s'y égare.
Le monde d'à côté n'existe pas, jusqu'au moment où il existe avec une telle évidence qu'il finit par soutenir le réel.
C'est là que la nature et ses règnes deviennent primordiaux. C'est en eux que résident les rythmes qui révèlent le sensible. Lorsque la matière est trop distordue, elle ne laisse plus la beauté cohabiter avec tous les étages d'elle-même. Les motifs se défont, s'enveniment, et donnent naissance aux conflits comme aux opacités.
Tout cela paraît abstrait. Pourtant, cela se produit dans le corps, l'interface du vivant et du sensible. Le seuil, la porte, la clé. Tout est là, comme un carrefour grandiose.
Comme disait un ami, Stelio : « How much reality can you take? »






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