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La Furieuse en soi

  • il y a 5 heures
  • 2 min de lecture

Dans la mythologie grecque, les Furies sont des divinités de la vengeance et du châtiment. Elles sont généralement au nombre de trois. Elles poursuivent ceux qui ont commis des crimes graves, notamment contre leur propre famille.

Elles incarnent une justice ancienne, implacable et souterraine, antérieure aux lois des hommes. Elles poursuivent le coupable jusqu’à ce qu’il paie sa faute.

Autrefois la mégère, aujourd’hui la vengeresse.

La princesse des siècles précédents a du faire le choix du camp de la sorcière pour mieux sortir vivante de son enfermement.

Aujourd’hui, la gentille craint de devenir furieuse, tandis que la furieuse méprise la gentille.

Alors, comment composer avec ces deux figures en soi ?

Peut-être en commençant, encore une fois, par les reconnaître.

Être témoin de ces différentes parts de soi. Les reconnaître lorsqu’elles surgissent, permet déjà de ne plus avoir autant besoin de les laisser prendre toute la place.

Puis regarder ce qui se cache derrière la vengeance. Souvent l’envie de rétablir la justice.

Alors qu’est-ce qui demande réellement à être réparé ?

Qu’est-ce qui, en soi, réclame enfin d’être entendu ?

Il s’agit alors de trouver le tranchant : cette capacité à poser une limite, à exercer son autorité, à dire non, au moment même où quelque chose s’agite dans le corps.

À cet instant précis, la furieuse peut devenir autre chose qu’une force de destruction. Elle peut devenir une force de discernement.

Comme je le dis souvent en séance : une colère prise à temps, a l'instant où elle germe dans le corps... s’énonce facilement.

Peut-être que se libérer des maltraitances du passé ne consiste donc pas à devenir furieuse, ni à rester gentille.

Mais à savoir quand chacune a quelque chose à dire. Une fidélité à soi ... à honorer.


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